Au-delà du contenu écrit du devis, dix questions orales permettent de juger la qualité de l'installateur avant signature. Les bonnes réponses sont précises, chiffrées, et ne fuient pas le sujet. Une majorité d'évasions ou de réponses floues = installateur à éviter.
Les 10 questions
1. Qui va physiquement poser la PAC ?
L'entreprise titulaire ou un sous-traitant ? Si sous-traitant, est-il RGE QualiPAC aussi ?
2. Quel bilan thermique a justifié la puissance ?
Une vraie réponse cite une méthode (3CL, EN 12831), des données d'entrée (surface, U des parois, climat local). Une mauvaise réponse cite une règle au m².
3. Quel SCOP réel attendre dans ma configuration ?
Une bonne réponse distingue SCOP plaquette (4,5) et SCOP terrain réaliste pour votre cas (3,0-3,3). Une mauvaise réponse promet le SCOP plaquette.
4. Comment réglera-t-on la loi d'eau ?
Une bonne réponse explique : pente, parallèle, ajustement au premier hiver. Une mauvaise : « ça se règle tout seul ».
5. Quel ballon tampon prévoyez-vous (et pourquoi) ?
Justifié par le volume d'eau minimum du constructeur. Si pas de ballon, le pourquoi doit être documenté.
6. Que se passe-t-il en cas de panne en hiver ?
Délai d'intervention engagé ? PAC de remplacement temporaire fournie ? Garantie de continuité du chauffage ?
7. Quel est votre planning de mise en service ?
Tirage au vide, contrôle d'étanchéité, paramétrage de la régulation, démonstration au client. Une mise en service bâclée = SCOP terrain dégradé pour 15 ans.
8. Quel délai de pièces détachées sur ce modèle ?
Le constructeur communique-t-il une durée ? Avez-vous des stocks de pièces critiques ?
9. Combien d'installations de ce modèle avez-vous faites cette année ?
Au moins 5-10 sur l'année est un bon indicateur d'expérience sur la référence exacte.
10. Puis-je visiter une installation récente que vous avez faite ?
Un installateur sérieux acceptera ; un mauvais fuira. Trois clients de référence + un par visite, c'est l'idéal.
Comment juger les réponses
- Précises et chiffrées : installateur sérieux.
- Évasives ou refus de répondre : signal d'alerte.
- Promesses irréalistes (SCOP 5 garanti, performance « toujours optimale ») : à fuir.
- Renvoi systématique au constructeur sans engagement personnel : installateur trop pauvre en pratique.