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Quelle puissance de pompe à chaleur pour mon logement ?

Une pompe à chaleur se dimensionne sur les déperditions du logement, pas sur la surface seule. Donnez votre surface, votre classe DPE et votre climat : le simulateur renvoie la puissance de chauffage à viser, en kilowatts, sous forme de fourchette. C'est ce besoin de chauffage qui commande le choix, y compris pour une PAC réversible (chaud et froid) : en France, l'hiver est presque toujours plus exigeant que l'été.

Vous installez une PAC réversible ? Dimensionner chaud + froid →

Surface chauffée du logement

En mètres carrés (100 m²). La surface réellement chauffée, pas la surface du terrain.

Classe énergie du logement (DPE)

DPE Dmoyennement isolée (années 1980-2000). Le DPE figure sur l'acte de vente ou le bail ; c'est le signal le plus fiable.

Climat de la région

Par défaut : tempéré (le climat sur lequel les abaques sont calés). Modifiable.

Puissance de chauffage à viser

Visez 8 à 10 kW

Choisissez une PAC dont la puissance nominale à −7 °C tombe dans cette fourchette — plutôt vers le milieu que vers le haut.

Borne basse — logement plutôt isolé, climat doux8 kW
Borne haute — déperditions fortes, climat froid10 kW

Pour 100 m², moyennement isolée (années 1980-2000).

C'est la puissance de chauffage. Pour une PAC réversible (chaud et froid), c'est ce besoin d'hiver qui commande le dimensionnement : en France, il dépasse presque toujours le besoin d'été. Pour le coût du froid, voyez le simulateur climatisation.

Comment choisir une PAC à cette puissance
  • Visez une PAC dont la puissance nominale (mesurée à −7 °C, pas à +7 °C) tombe vers le milieu de la fourchette, autour de 9 kW, pas sur la borne haute.
  • Choisissez un modèle à modulation (inverter) : il ajuste sa puissance au besoin réel et évite les arrêts-redémarrages qui usent le compresseur.
  • Ne surdimensionnez pas « par sécurité » : une PAC trop puissante voit son rendement saisonnier chuter. Les rares pics de grand froid sont couverts par l'appoint électrique intégré.
  • Sur le devis, exigez le bilan thermique qui justifie la puissance retenue. Une règle au W/m² peut se tromper de 20 à 30 % selon le bâti.

Ce pré-dimensionnement cadre la puissance et repère un devis aberrant. L'installateur le confirme par le calcul de déperditions.

Exemple : maison de 100 m², DPE D, climat tempéré

Pour une maison de 100 m² classée DPE D (moyennement isolée, déperditions de 80 à 100 W/m²) en climat tempéré, la puissance de chauffage à viser se situe entre 8 kW et 10 kW. Le milieu de fourchette, autour de 9 kW, sert de repère pour choisir la puissance nominale de l'appareil.

  • Même maison classée DPE F, en climat continental : 13,8 kW à 18,8 kW — une passoire en climat froid demande presque le double.
  • Même maison classée DPE A, en climat océanique doux : 3,4 kW à 5,4 kW— l'isolation et le climat doux divisent le besoin.

À surface égale, c'est l'isolation qui fait l'essentiel de l'écart. C'est pourquoi le DPE est l'entrée la plus importante du simulateur.

Comment ça marche, simplement

Trois choses fixent la puissance : la taille du logement, son isolation et le climat. On part de la surface, puis on regarde combien de chaleur une maison comme la vôtre perd quand il gèle dehors — et là, c'est l'isolation qui décide : une passoire perd presque trois fois plus qu'une maison récente. Enfin on ajuste selon le climat : plus il est doux, moins il faut de puissance ; plus il est rude, plus il en faut.

La fourchette vient de là : la borne basse correspond à un logement plutôt bien isolé en climat doux, la borne haute à l'inverse. Visez son milieu — c'est la puissance à retenir dans la plupart des cas.

Le calcul exact et les chiffres, pour les curieux

Puissance (watts) = surface × déperditions au m² × facteur climat.

Déperditions selon l'isolation : passoire 120-150 W/m², moyenne 80-100, bien isolée 60-80, BBC ou récente 40-60. Abaques ADEME / France Rénov'.

Facteur climat (l'abaque est calée sur le climat moyen français, base −7 °C) : océanique doux 0.85-0.9, continental à montagne 1.15-1.4.

Pourquoi le DPE plutôt qu'un avis « bien / mal isolé »

On ne demande jamais un auto-jugement (« diriez-vous que vous êtes bien isolé ? ») : c'est subjectif et peu fiable. On part de la classe DPE, qui est une mesure officielle de l'enveloppe du logement (Arrêté du 31 mars 2021). Chaque classe correspond à un niveau de déperditions typique. Si vous ne connaissez pas votre DPE, le simulateur bascule sur l'année de construction — un autre signal objectif. Et si les deux sont inconnus, la fourchette s'élargit visiblement : le coût de ce qu'on ignore est montré, pas caché.

Ce que l'installateur précise ensuite

Cette puissance cible est solide pour cadrer le projet et repérer un devis hors-sol. Le bilan thermique de l'installateur l'affine sur trois points :

  • Le détail du bâti — orientation, ponts thermiques, ventilation, occupation. Ils ajustent la cible de 20 à 30 %.
  • L'eau chaude sanitaire— si la PAC la produit aussi, cette charge s'ajoute à la puissance de chauffage.
  • Le matériel— le simulateur fixe la puissance et les spécifications à viser (modulation, puissance nominale à −7 °C). Le choix de la marque et de l'installateur reste le vôtre.

Pour aller plus loin